Test Marketing Publié le 25 octobre 2026 6 min de lecture

lemlist avis : le prix affiché, les crédits et les limites d’envoi

Par yann · testé sur ses propres activités
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Sur la page de tarifs de lemlist, un prix est barré et un autre est affiché. Entre les deux, une remise annuelle de 20 %. Et sous ces deux chiffres, une deuxième monnaie : les crédits, qui servent à tout ce que l’abonnement ne couvre pas. Pour juger lemlist, il faut lire les trois.

Sommaire 8 parties
  1. Le verdict avant le détail
  2. Ce que fait lemlist, tel que l’éditeur le décrit
  3. Ce que vous payez réellement
  4. Les crédits : le deuxième compteur
  5. Les limites d’envoi, ou comment ne pas se faire restreindre
  6. La délivrabilité et le warm-up
  7. Là où ça coince
  8. Quel profil pour quelle offre

Le verdict avant le détail

lemlist est une plateforme de prospection qui traite l’e-mail comme un vrai canal, avec LinkedIn, SMS et appels dans l’offre du dessus. Elle convient à un indépendant ou à une petite équipe qui veut une séquence unique mêlant e-mail et LinkedIn, et qui accepte de gérer des crédits.

Elle convient moins si votre prospection est uniquement sur LinkedIn : vous paieriez pour des canaux inutilisés. Dans ce cas, voyez notre guide sur l’InMail LinkedIn automatisé avant de choisir un outil.

Pour essayer, c’est ici : lemlist (lien affilié).

Ce que fait lemlist, tel que l’éditeur le décrit

Des séquences multicanales depuis un même scénario : e-mail, LinkedIn, appels, SMS, avec WhatsApp en option et une boîte de réception unifiée. Autour, une base de contacts (l’éditeur cite 600 millions de contacts sur sa page d’accueil et 650 millions sur sa page de tarifs), de l’enrichissement d’adresses et de numéros, et des outils de délivrabilité. L’éditeur met aussi en avant des « signaux d’intention » et des agents IA.

Un point de fonctionnement important : lemlist dit travailler comme sous-traitant au sens du RGPD, vous restant le responsable du traitement. Autrement dit, les adresses que vous contactez et la base légale pour le faire, c’est votre affaire. Notre guide pour trouver l’e-mail professionnel d’un prospect détaille le cadre CNIL. Les serveurs sont, selon l’aide officielle, exclusivement en France, chez OVH.

Ce que vous payez réellement

Les prix de la page de tarifs, affichés en dollars. Elle indique une facturation possible en dollars, en euros ou en livres, sans préciser si les montants s’entendent hors taxes.

Offre Prix affiché Prix barré Ce que ça couvre
Email 55 $ par mois 69 $ E-mail, utilisateurs illimités, 50 000 e-mails par mois
Multichannel 87 $ par mois et par utilisateur 109 $ Email, plus LinkedIn, SMS, appels, 5 expéditeurs par utilisateur
Enterprise sur devis sur devis Multichannel, plus rôles, SSO, support prioritaire

La page ne dit pas lequel des deux prix correspond à quelle durée. Le calcul tombe juste avec la remise annoncée : 69 moins 20 % donne 55, et 109 moins 20 % donne 87. Le prix affiché semble donc être l’abonnement annuel, le barré le mensuel. C’est une déduction, pas une mention de l’éditeur. Un comparatif de concurrent la confirme, ce qui ne suffit pas à en faire un fait.

L’offre Email annonce « utilisateurs illimités », alors que la FAQ de la même page parle d’un prix qui dépend du nombre d’utilisateurs. Si vous êtes plusieurs, posez la question avant de payer.

Les crédits : le deuxième compteur

C’est ce que la page de tarifs met le moins en avant. Un crédit vaut un centime de dollar, d’après le blog de l’éditeur, et sert à tout ce qui sort de l’abonnement de base. D’après le centre d’aide :

  • trouver et vérifier une adresse e-mail : 5 crédits ;
  • trouver un numéro de téléphone : 20 crédits, sans garantie que le numéro fonctionne ;
  • enrichir un profil LinkedIn : 1 crédit ;
  • un appel : 4 crédits par minute facturée ;
  • un SMS : 6 crédits.

Le forfait Multichannel inclut 400 crédits par utilisateur et par mois. Le forfait Email n’en inclut aucun. L’essai en donne 200, une seule fois. Pour en avoir plus, un complément de 2 000 crédits coûte 16 dollars par mois en annuel (20 en mensuel), ou 28 dollars en achat ponctuel. Les crédits d’abonnement se remettent à zéro chaque mois, ceux des compléments se reportent, et les achats ne sont pas remboursables.

La page de tarifs résume : 2 000 crédits, c’est environ 400 adresses ou 100 numéros. Faites le calcul de votre volume : à 5 crédits l’adresse, les 400 crédits inclus du forfait Multichannel couvrent 80 adresses par mois. Si vous construisez vos listes ailleurs, ce n’est pas un sujet. Si vous comptez sur lemlist pour les trouver, c’est le vrai coût.

Les chiffres du blog et ceux du centre d’aide ne se recoupent pas partout (la vérification d’adresse y est à 1 crédit d’un côté, 5 de l’autre). Fiez-vous au centre d’aide, plus précis, et confirmez avant de dimensionner un budget.

Les limites d’envoi, ou comment ne pas se faire restreindre

lemlist publie des valeurs recommandées, pas des interdits techniques.

Sur LinkedIn, par jour : 20 invitations au maximum, 30 visites de profil, 30 messages, environ 100 actions au total. Le plafond hebdomadaire évoqué est d’environ 100 invitations, attribué à LinkedIn sans source officielle. L’éditeur est franc : l’outil continuera d’envoyer, et c’est LinkedIn qui restreindra le compte. Un compte neuf ou inactif démarre à environ 50 actions par jour, avec une montée progressive à régler soi-même.

Sur l’e-mail, c’est plus strict : un domaine de moins d’un mois ne doit pas dépasser 100 e-mails par jour au total, et aucune campagne ne devrait démarrer avant un score de chauffe de 90. Comptez dix à quinze e-mails par jour et par boîte pour commencer, avec cinq de plus chaque semaine, et un plafond de 25 à 30. Boîte de chauffe comprise, le maximum recommandé est de 50 par jour.

La délivrabilité et le warm-up

lemwarm est l’outil de chauffe des boîtes. L’éditeur parle prudemment : il « aide à améliorer » la délivrabilité, sans garantie. La durée annoncée est de trois à cinq semaines, et la chauffe doit rester active en continu. Il suppose que votre domaine soit configuré correctement (SPF, DKIM, DMARC) et ne prend en charge ni les relais SMTP ni les services d’envoi transactionnel. Il chauffe des adresses, pas des adresses IP.

Un nouveau domaine, c’est donc plusieurs semaines avant le premier envoi sérieux. Aucun outil ne raccourcit cela, et c’est ce que les pages commerciales laissent entrer par la porte de service.

Là où ça coince

Le multicanal est l’offre à 87 dollars, par utilisateur. Pour une équipe de trois, la facture monte vite, et les crédits viennent en plus.

Le coût des crédits est difficile à prévoir. Un concurrent écrit que l’enrichissement par crédits est peu prévisible : c’est un concurrent, mais l’arithmétique ci-dessus lui donne raison sur le principe.

Un essai dont la durée n’est pas stable. La FAQ et la page d’accueil disent 14 jours, un bandeau de la page de tarifs parle d’un mois en offre limitée. L’éditeur ne précise pas, sur les pages lues, si une carte bancaire est demandée.

Des informations manquantes. La langue de l’interface et celle du support ne sont pas détaillées sur les pages lues. Le site existe en français, avec un chat intégré à l’application.

Des avis difficiles à trier. Sur Capterra, la note est élevée, avec des critiques qui reviennent sur un prix un peu haut et une liaison limitée avec certains CRM. Je n’ai pas pu consulter les avis de Trustpilot ni de G2, et les tests publiés en ligne viennent en partie de concurrents ou de sites affiliés : lisez-les avec cette réserve.

Quel profil pour quelle offre

E-mail à froid seulement, une seule personne ou une petite équipe : l’offre Email, à condition de vérifier le nombre d’utilisateurs.

E-mail et LinkedIn dans la même séquence : Multichannel, en comptant les crédits à part.

LinkedIn uniquement : relisez notre guide pour décrocher des clients sur LinkedIn et notre comparatif des logiciels d’emailing avant de payer pour des canaux que vous n’utiliserez pas.

Les prix et limites ci-dessus sont ceux des pages de l’éditeur au moment de la rédaction. Plusieurs chiffres se contredisent d’une page à l’autre : vérifiez la page de tarifs avant de souscrire.

Écrit par

yann

Entrepreneur depuis plus de 15 ans, il teste lui-même les outils marketing avant d’en parler et publie ici des comparatifs sans langue de bois.