Submagic promet des shorts « en un clic ». Le clic existe. Ce que la page d’accueil ne met pas en gros, c’est le plafond de durée par offre, et c’est lui qui décide si l’outil vous convient ou si vous payez pour un montage que vous ne pourrez pas importer.
Sommaire 7 parties
Le verdict avant le détail
Submagic est un bon outil pour une chose précise : habiller de sous-titres animés des vidéos verticales courtes, vite, avec un rendu qui ressemble à ce qu’on voit sur TikTok et Reels. Si c’est votre besoin, l’offre Pro est la plus cohérente pour un indépendant qui publie régulièrement.
Si vous partez d’un podcast ou d’une interview d’une heure, la question change : l’outil propose une fonction dédiée (Magic Clips), vendue en option, et les offres de base plafonnent la durée des vidéos à quelques minutes. Dans ce cas, comparez d’abord avec notre duel Submagic contre OpusClip avant de sortir la carte.
Pour essayer, l’éditeur annonce un essai sans carte bancaire : on y édite quelques vidéos courtes, mais il faut un abonnement pour les télécharger sans filigrane. Le lien est ici : Submagic (lien affilié).

Ce que fait l’outil, tel que l’éditeur le décrit
Au centre, les sous-titres générés par l’IA (l’éditeur annonce une précision de l’ordre de 99 %, un chiffre à prendre comme une promesse commerciale). Autour : montage à partir de la transcription, suppression des silences, insertion de B-roll, zooms automatiques, publication planifiée sur plusieurs plateformes. L’export va jusqu’en 4K selon l’offre.
La fonction Magic Clips, elle, extrait les moments marquants d’une vidéo longue en plusieurs shorts. Elle se facture à part : 19 dollars par mois pour 10 vidéos, ajoutables à un abonnement. Les pages que j’ai pu lire ne donnent pas ses limites propres. Si vous comptez en faire votre usage principal, demandez-les avant de payer.
Ce que vous payez réellement
Les prix ci-dessous sont ceux de la page de tarifs, affichés par membre. La page ne précise pas s’ils sont hors taxes ou toutes taxes comprises.
| Offre | Par mois, annuel | Par mois, mensuel |
|---|---|---|
| Starter | 12 € | 19 € |
| Pro | 23 € | 39 € |
| Business | 41 € | 69 € |
Une offre Custom existe, sur devis.
Sous ces prix, trois plafonds qui comptent plus que le tarif :
- Starter : 45 crédits, 15 vidéos, 2 minutes maximum par vidéo, export en 1080p.
- Pro : 120 crédits, 40 vidéos, 5 minutes maximum, export en 1080p (le centre d’aide parle de 2K, la page de tarifs se contredit sur ce point).
- Business : 300 crédits, 100 vidéos, 30 minutes maximum, export en 4K, et trois profils de publication par plateforme au lieu d’un.
Aucune de ces offres payantes ne met de filigrane.
Le piège des durées maximales
Le centre d’aide de Submagic le dit noir sur blanc : la durée maximale s’applique par offre, à l’import comme à l’export. Une vidéo de 12 minutes ne rentre ni dans Starter ni dans Pro. Il faut Business pour dépasser cinq minutes, et 30 minutes restent un plafond bas pour un épisode de podcast.
Autrement dit : Submagic est taillé pour des vidéos déjà courtes. Pour tirer des clips d’un enregistrement long, soit vous découpez avant, soit vous passez par l’option Magic Clips, soit vous choisissez un outil construit pour ça. Notre guide pour découper un podcast en clips détaille les trois chemins.
Les crédits, eux, bornent le volume : 45, 120 ou 300 par mois. L’éditeur ne détaille pas, sur les pages lues, ce que coûte une vidéo ou un clip en crédits. Testez avec un fichier réel pendant l’essai avant de choisir une offre annuelle.
Les sous-titres en français
Le français figure dans la liste des langues affichée sur la page d’accueil et sur la page de tarifs (44 langues listées). Mais l’éditeur n’est pas cohérent avec lui-même : il annonce 123 langues sur la page d’accueil, « plus de 100 » dans une annonce récente et « 48+ » dans son centre d’aide. Ce flou ne dit rien de la qualité en français.
Ce que l’éditeur ne dit pas non plus : si l’interface de l’application est en français, et dans quelle langue répond le support. Le centre d’aide existe en français, le support passe par e-mail. Sur la qualité de la transcription, les tests tiers signalent des erreurs avec les accents ou le bruit de fond. C’est cohérent avec ce que fait n’importe quel outil de ce type : vous relirez vos sous-titres avant de publier.
Là où ça coince
Peu de contrôle fin. L’outil automatise, et c’est ce qu’on lui demande. Dès qu’il faut régler un détail de style ou de timing, le montage manuel reste limité, de l’avis des tests tiers.
Le B-roll n’est pas toujours pertinent. L’insertion automatique d’images de remplissage produit parfois des plans sans rapport avec le propos. On les supprime, et c’est du temps.
Des plafonds qui montent avec le prix. La 4K, les vidéos de plus de cinq minutes et les profils de publication multiples sont réservés à Business. Pour un indépendant, l’écart de prix avec Pro est important.
Pas d’application mobile native. On importe depuis le navigateur du téléphone, ce qui reste faisable mais moins fluide.
Des remboursements stricts selon plusieurs tests. Un tiers affirme que les frais prélevés ne sont pas remboursés. Je n’ai pas trouvé la politique officielle dans les pages lues : lisez-la avant de souscrire à l’année.
Un mot sur les sources : la plupart des tests publiés en ligne sont rédigés par des blogs dont certains utilisent un lien de parrainage, et leurs chiffres divergent de la page officielle. Les tarifs et plafonds de cet article viennent de la page de l’éditeur, les reproches viennent des tests tiers.

Quel profil pour quelle offre
Vous publiez des vidéos verticales de moins de deux minutes, sans plus : Starter suffit, à condition que 15 vidéos par mois couvrent votre rythme.
Vous êtes freelance ou responsable marketing et vous publiez plusieurs fois par semaine : Pro. C’est l’offre où le rapport crédits, durée et prix tient le mieux.
Vous traitez des formats longs ou vous gérez plusieurs comptes : Business, ou une autre famille d’outils. Voyez notre sélection des outils pour créer des Shorts avec l’IA et le comparatif Klap contre Vizard.
Dernier réflexe : les prix et plafonds ci-dessus sont ceux de la page de tarifs au moment de la rédaction, et plusieurs chiffres de l’éditeur se contredisent d’une page à l’autre. Vérifiez la page de tarifs avant de souscrire.

